.:: Accueil >

Tourisme

>

Lille

>

Patrimoine religieux

patrimoine religieux
La Cathédrale Notre Dame de la Treille
La Cathédrale Notre Dame de la Treille
Elle est érigée à l’endroit de la naissance de Lille. Avant 1848, la motte Madame, une butte féodale se dressait en ces lieux. C’est parce qu’elle était encerclée par le canal dit du Cirque que l’on nommât la ville Insula, qui donnera plus tard : Lille.
Sur cette motte haute de 10-12 mètres, s’élevait, selon certains, le château des ducs de Flandre. Le cirque de verdure cerné par le canal est très certainement à l’origine du nom donné à ce dernier.
À la fin du XVIIIe et particulièrement au XIXe siècle, la butte était utilisée pour le décollage des montgolfières.

Mais en 1848 la motte est rasée, le canal asséché.
Dès le début de la seconde moitié du XIXe, l’idée d’une basilique édifiée en l’honneur de la vierge s’impose.
La statue miraculeuse de la vierge protégée par son treillis aurait ainsi une place. Longtemps conservée à la collégiale Saint Pierre, elle sera cachée par la suite chez des particuliers avant de pouvoir prendre ses quartiers en ce qui sera : La cathédrale Notre Dame de la Treille.
L’ambitieux projet initialement imaginé n’aboutira point. En 1913, quand l’évêché est créé à Lille, on abandonne le plan d’origine et ses deux tours majestueuses, la basilique sera une cathédrale.

Malgré les concessions, la bâtisse restera inachevée.
Laissant passer les guerres successives, ce ne sera que dans les années 90, et avec l’aide de l’État, que s’achèvera l’extérieur de l’édifice.
Un chef d’œuvre d’architecture contemporaine

En 1999 on inaugure la monumentale façade de la cathédrale Notre Dame de la Treille.
Œuvre de l’architecte Lillois Pierre-Louis Carlier, elle sera réalisée avec la collaboration de l’ingénieur Peter Rice (Opéra de Sydney et Centre Pompidou).
L’ogive de 30 mètres de haut est tapissée de 110 plaques de marbre, elles-mêmes soutenues par la structure métallique…
Elle surplombe ainsi le parvis, offrant un spectacle émouvant de communion entre les siècles et les styles architecturaux.
Plus surprenant encore, les plaques de marbres, épaisses de 3 centimètres chacune, laissent filtrer quand vient le soir, les rayons du soleil. La cathédrale est alors baignée d’une lumière rose-orangé apportant sérénité et recueillement.
La rosas est l’œuvre du peintre Ladislas Kijno, le portail, du sculpteur Georges Jeanclos.
Une prouesse tant architecturale qu’humaine.
Centre d\'Art Sacré Contemporain
Centre d'Art Sacré Contemporain
Les œuvres visibles au CASC suscitent l’émotion.
Gilbert Delaine, ingénieur passionné d’art s’est constitué l’une des plus grande collection d’art sacré contemporain en proposant à ses amis artistes de représenter la Passion du Christ.
La lecture des quatre évangiles inspire les créateurs. Le thème éveille l’engouement du milieu.
130 œuvres sont ainsi réunies. En France, en Allemagne, en Italie, et jusqu’à Taiwan la collection voyage à travers le monde.
En 1996, Gilbert Delaine décide de faire don des joyaux au Diocèse de Lille à une condition : Qu’ils soient exposés.
C’est donc en avril 2004 que se crée l’association CASC : Centre d’Art Sacré Contemporain, chargée de l’organisation des expositions.
Dans la Crypte de béton de la Cathédrale Notre Dame de la Treille à Lille, sont exposées de façon permanente une quarantaine de toiles et sculptures de la collection.
Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de ne s’y rendre qu’une fois dans sa vie pour connaitre l’intégralité des œuvres. Vous les découvrirez par roulement d’une quarantaine à chaque fois.

Dès votre entrée dans la crypte vous pourrez contempler l’oeuvre de Ferro.
Le Chemin de Croix exposé un temps dans la Cathédrale Notre Dame de la Treille est désormais visible en sa crypte après avoir lui aussi beaucoup voyagé.
Le jeu d’ombre et lumière rend plus humain que jamais le corps du Christ en souffrance. Le travail de divers matériaux accentue le relief donné à chacune des 14 stations.
Une œuvre magistrale, à mi-chemin entre sculpture et peinture… Elle sait allier la pudeur à la douleur, le charnel à la foi…