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Visite du bassin

visite du bassin
La Réserve Naturelle  du Banc d’Arguin
La Réserve Naturelle du Banc d’Arguin
C’est de ses sables blancs que se nourrit la Dune du Pilat, et il dépend lui-même énormément, des Passes du Bassin d’Arcachon. Sa superficie varie en permanence, mais il mesure en moyenne 2km de long pour 2 de large. Il a été classé réserve naturelle en 1972. On peut y observer une faune exceptionnelle peuplée de sternes caugek, de courlis cendrés, de barges rousses, de bécasseaux variables ou encore de goélands. Comme sur l’Île aux oiseaux, certains sont sédentaires et habitués du Bassin. D’autres ne sont là qu’en transit et profitent de l’incroyable richesse du site et de la quiétude de ces réserves naturelles. La situation exceptionnelle du Banc d’Arguin rayonne également sur l’ostréiculture du Bassin. De nombreux parcs à huîtres bordent le banc de sable qui leur transmet par ses eaux océanes « un goût puissant mêlant arômes lactés et sucrés à une structure dense et onctueuse ».
L’Île aux Oiseaux
L’Île aux Oiseaux
Si les pinasses (embarcations typiques du Bassin et des ostréiculteurs) sont le seul moyen de s’en approcher, il n’en est pas moins interdit d’y accoster.

La bien nommée Île aux Oiseaux abrite jusqu’à 300 espèces différentes de volatiles, sédentaires ou en transit. Les proportions induisent en erreur. Ce qui semble n’être qu’un minuscule banc de sable mesure près de 300 hectares et 1000 à marée basse.

Tout autour, les parcs à huîtres et leurs pignotes apparaissent à marée descendante. Ils semblent se dresser en remparts contre les curieux risquant d’ébranler cet équilibre fragile.

Tchanquées car « perchées sur échasses » (en gascon), ces maisons sur pilotis sont destinées à abriter les pêcheurs et ostréiculteurs entre deux marées. La première fut construite en 1883, mais la corrosion a eu raison de plusieurs d’entre elles. Aujourd’hui seules deux d’entre elles subsistent et sont devenues le symbole même du Bassin d’Arcachon.
La Dune du Pilat
La Dune du Pilat
Véritable monument géologique, la Dune ne s’est pas construite en un jour. Elle est divisée en 4 paléosols et 1 intermédiaire. Le premier au ras de la plage est essentiellement composé d’alios (grés ferrugineux local) et montre la présence probable d’arbres avant son enfouissement qui remonteraient à -3500 avant notre ère. Le second va de 2m à 5m au-dessus de la plage. Des fragments de poteries datant de l’âge de Bronze prouvent la présence de l’homme sur ces terres vers le VIIe siècle av. J.-C. La composition du paléosol intermédiaire, entre 10m et 20m au-dessus du niveau de la plage, montre qu’il y eut peut-être à l’époque gallo-romaine un lac permanent à l’emplacement de l’actuelle dune. Dans le troisième entre 20m et 40m, on retrouva des pièces datant du XVIe siècle ainsi qu’un ancien four à résine. Le quatrième enfin est le paléosol de la Dune de la Grave qui apparaît sur les cartes du Conseil Général en 1863. De jeunes pins étaient alors cultivés pour leur résine et permettaient de stabiliser la dune. Les sables éoliens (apportés par les vents) ont poursuivi leur œuvre et au xixe siècle on constate qu’une nouvelle dune se forme, détruisant la Dune de la Grave. On l’appellera la Dune du Pilat. En un siècle elle est passée de 60m à 118m de haut.

L’érosion aidant, elle mesure aujourd’hui 104m. La tempête de cette année ne l’a, bien entendu, pas épargnée. Ce sont les sables du Banc d’Arguin, visible de son sommet, qui l’alimentent. La Dune du Pilat inquiète et fascine par son évolution et sa propagation. De nombreuses méthodes sont expérimentées pour tenter de la stabiliser et ainsi éviter qu’elle ne dévore les pinèdes et habitations avoisinantes. Si certaines font leurs preuves, la reine des sables ne semble pas décidée à s’arrêter là.

Parallèlement, elle bénéficie depuis 1978 de l’opération « Grands sites nationaux » du Ministère de l’Environnement. Pour qu’elle ne souffre pas de son succès, des escaliers ont été installés sur son flanc. Le million et demi de visiteurs annuels peut ainsi la gravir sans complexe et profiter pleinement du panorama exceptionnel qu’elle offre à son sommet.
Le Zoo du Bassin d’Arcachon
Le Zoo du Bassin d’Arcachon
Situé sur la route entre Cazaux et la Teste-de-Buch, sur les terres de la Teste se dressent deux immenses colonnes de pierre sur lesquelles reposent deux fauves… Le zoo de la Teste-de-Buch leur est dédié. Avec ses 14 hectares et près de 4 km de visite, il est l’un des plus grands zoos d’Europe et compte près de 120 fauves. Dans un environnement reconstitué, vous pourrez observer les loups, tigres et lions blancs. D’autres animaux sauvages sont également au rendez-vous comme les éléphants, les hippopotames, les ours bruns, les singes avec la nouveauté 2009 « L’île aux Chimpanzés ». Le cadre semble convenir à ses pensionnaire. Le zoo enregistre chaque année un grand nombre de naissances. Sur le site internet www.zoodubassindarcachon.com, régulièrement actualisé, des vidéos des bébés de la nurserie sont postées… un régal de tendresse !
Le Parc Ornithologique du Teich
Le Parc Ornithologique du Teich
Entre ciel et mer, le Parc Ornithologique du Teich est un territoire de vie, de chasse et de reproduction privilégié pour près de 260 espèces d’oiseaux sauvages dont 80 nichent sur place. Situé sur les anciens marais piscicoles, ce ne sont pas moins de 120 hectares aménagés pour l’accueil, le refuge et l’observation de cigognes, aigrettes, spatules, milans et bien d’autres. En visite libre ou organisée, 3 sentiers s’offrent à vous. Vingt cabanes d’observation ponctuent la promenade et vous rapprocheront encore un peu plus du ciel et de ses habitants. Sur le site internet, suivez l’actualité du Parc, le dernier comptage, l’oiseau du mois… En guise de mise en bouche, faites une première visite virtuelle de la réserve. Et admirez les clichés des photographes.
Le Delta de Leyre
Le Delta de Leyre
De quoi j’ai Leyre ? D’une ravissante petite rivière... C’est ce qu’est le petit fleuve côtier de la Leyre. Elle sécoule sur 100km avant de se jetée dans le Bassin. Protégée par son arche de verdure, et ruisselant au rythme du chant des oiseaux - qui pour le coup ont Leyre et la chanson - elle est l’occasion de balades et randonnées pédestres. 80 km avant les sources, la verdure se tapit et la rivière se scinde en une multitude de chenaux. Le delta se forme. L’eau douce se mue en eau salée. Et les marais qui apparaissent se font lieux de vie privilégiés pour les oiseaux sédentaires et migrateurs et la végétation de milieux humides.
Domaine et Château  de Certes
Domaine et Château de Certes
Chapeau, jumelles, chaussures et eau… beaucoup d’eau… vous êtes fin prêts pour partir à la découverte du Domaine de Certes sur le Delta de Leyre. En réalité il vous faudra choisir entre Certes et Graveyron, Certes ou Graveyron, Graveyron et Certes. Un détail toutefois Certes représente 9,3 km de sentier balisé (environ 3h30 de promenade), Graveyron 3,2 km soit près de 2 h. Accessible à tous à l’exception du passage de la pointe de Brame au parking de Lanton pour les personnes en fauteuil roulant, c’est l’initiation parfaite à la randonnée pédestre (les vélos ne sont pas autorisés sur le domaine). Cet espace naturel sensible, géré, valorisé et subventionné par le Conseil Général, est ouvert en permanence. Mais c’est le matin sur rendez-vous qu’ont lieu les visites guidées gratuites. L’évolution du site, les effets de la main de l’homme, sa faune et sa flore, sauvages et variées, le projet est éco-pedagogique. Il ravit les collégiens de la région et les touristes du monde entier. Le Château visible sur la gauche de l’accueil et du parking, fut construit en 1850 par Ernest Valleton de Boissière. Il appartient maintenant au Conservatoire du Littoral et est en cours de rénovation.
Le Phare du Cap Ferret
Le Phare du Cap Ferret
Plus qu’un monument, c’est un symbole. Il s’érige tel un père, guidant ses marins, qui jouent, aujourd’hui encore, leur vie dans le tumulte des Passes du Bassin d’Arcachon.

Saboté lors de la seconde guerre mondiale, il fut reconstruit en 1946. Avec ses 47mètres de haut, 52 au dessus du niveau de la mer, il appelle à lui tous les navires qui peuvent le voir jusqu’à 50km à la ronde.

L’amour des yeux vaut bien la peine des jambes… 258 marches vous mèneront à son sommet. De là, vous pourrez admirer la Dune, le Banc d’Arguin, les Passes et même des vestiges de la dernière guerre mondiale.

Vous reprendrez votre souffle en redescendant, et serez accueillis par l’exposition permanente du Phare de Ferret, et la projection d’un très touchant court métrage. Un excellent moment…