Explications
Sans entrer dans de longues considérations philosophiques, dans son Esthétique (XIXe s.) Hegel distingue six arts consacrés : L’architecture, la sculpture, la peinture, la musique, la danse, la poésie. Le Septième art désigne régulièrement le cinéma (Ricciotto Canudo, 1919).
À Avignon, le huitième art sera sans conteste le théâtre. Honoré chaque année lors du fameux Festival, il l’est tout au long des saisons à travers les différentes salles de la ville qui sont ici en nombre impressionnant.
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Si Avignon chouchoute son théâtre, elle ne délaisse pas pour autant les sept autres. Ici chacun bénéficie d’une place de choix.
Il suffit de se laisser entraîner dans les méandres des ruelles avignonnaises pour prendre conscience de ce que représente l’architecture pour la Cité des Papes. Elle semble être née avant l’homme. Comme s’il avait dû lutter à chaque instant pour se frayer un chemin parmi les hauts blocs de pierre qui constituent désormais ses habitations. Les traces des différents siècles traversés par la ville sont visibles. Les multiples remaniements des édifices, ainsi que les remparts, démontrent bien l’intérêt des avignonnais pour leur parure ocre.
La sculpture est certainement l’un des arts les plus anciennement pratiqués sur le Rocher des Doms. En 1965 et 1971, on retrouve sur les terres avignonnaises deux sépultures datées du IVe millénaire avant notre ère. Elles sont conservées au Musée Calvet d’Avignon, parmi une merveilleuse collection de mobilier, silex et poteries de 2000 ans avant J.-C. Un précieux trésor.
L’École Avignonnaise, crée entre le XVe et le XVIe siècle, est reconnue à travers le monde. Elle confirme la place que tient la peinture dans la culture Avignon. Son joyau : La Pietà de Villeneuve-Lez-Avignon représente la descente de la croix. On l’attribue à Enguerrand Quarton (XVe s.). Elle repose entre les murs du Musée du Louvre à Paris.
Par ailleurs, un nombre impressionnant de peintures murales est encore visible à Avigno, dans le Palais des Papes ou le Petit Palais.
La forteresse médiévale se fait également l’écrin d’œuvres de Picasso ou de Modigliani (la Blouse Rose) – Musée la Fondation Angladon-Dubrujeaud.
En arpentant les rues de la ville, vous apprendrez qu’ici la musique est permanente. Des chants des cigales (Lou cigalou, en provençal) aux concerts donnés çà et là dans les ruelles de la cité, la musique est naturelle, jusque dans la douce sonorité de l’accent local.
C’est de notoriété publique, à Avignon « On y danse, on y danse…»
La célèbre chanson enfantine « Sur le pont d’Avignon » ferait allusion aux bals donnés au XIXe siècle dans les guinguettes situées, sous le Pont St-Bénezet, sur les berges du Rhône.
En 1904 c’est l’œuvre d’un Avignonnais, au nom on ne peut plus local Frédéric Mistral, qui est récompensée du Prix Nobel de Littérature. Il est le père du Félibrige. Cette école littéraire œuvrait pour la sauvegarde des langues d’Oc et la défense des cultures régionales. Frédéric Mistral est l’auteur de recueils de poésies telles que Les Olivades ou encore Le Poème du Rhône en XII chants.
De nombreux auteurs ont, dans leurs ouvrages, cité l’ancienne capitale chrétienne. Ainsi Rabelais la qualifie de « ville sonnante », « sonneuse de joie ». Daudet ne se lasse pas de décrire cette Cité des Papes. Quant à Victor Hugo, c’est en ces termes qu’il rend hommage à la belle provençale: « De loin, l’admirable ville, qui a quelque chose du destin de Rome, a quelque chose d’Athènes. Ses murailles dont la pierre dorée comme les ruines augustes du Péloponnèse, ont un reflet de la beauté grecque. Comme Athènes, Avignon a son Acropole; le Château des Papes est son Panthéon. »
Le cinéma Indien en avril et mai, Avignon Film Festival en juin… Avignon n’ignore pas le septième art.
Pour la vingt-quatrième fois consécutive, Avignon accueille cet événement dédié aux cinémas Américain et Européen. Un soutien pour les films indépendants, ce festival a également pour vocation de créer et d’enrichir l’interaction, les échanges et la compréhension entre les deux écoles.
Le théâtre est résolument l’art principal de la ville. Le Festival d’Avignon est désormais reconnu internationalement. Né de l’initiative de Jean Vilar, tout commence par une représentation unique de la Tragédie du Roi Richard III de Shakespeare au cœur du Palais des Papes. Puis, pendant 17 ans, c’est un homme, une équipe, un lieu, qui font grandir cet événement devenu référence mondiale.
Le lien est tel entre l’art dramatique et la ville que désormais le théâtre en Avignon c’est aussi en septembre.
À Avignon, le huitième art sera sans conteste le théâtre. Honoré chaque année lors du fameux Festival, il l’est tout au long des saisons à travers les différentes salles de la ville qui sont ici en nombre impressionnant.
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Si Avignon chouchoute son théâtre, elle ne délaisse pas pour autant les sept autres. Ici chacun bénéficie d’une place de choix.
Il suffit de se laisser entraîner dans les méandres des ruelles avignonnaises pour prendre conscience de ce que représente l’architecture pour la Cité des Papes. Elle semble être née avant l’homme. Comme s’il avait dû lutter à chaque instant pour se frayer un chemin parmi les hauts blocs de pierre qui constituent désormais ses habitations. Les traces des différents siècles traversés par la ville sont visibles. Les multiples remaniements des édifices, ainsi que les remparts, démontrent bien l’intérêt des avignonnais pour leur parure ocre.
La sculpture est certainement l’un des arts les plus anciennement pratiqués sur le Rocher des Doms. En 1965 et 1971, on retrouve sur les terres avignonnaises deux sépultures datées du IVe millénaire avant notre ère. Elles sont conservées au Musée Calvet d’Avignon, parmi une merveilleuse collection de mobilier, silex et poteries de 2000 ans avant J.-C. Un précieux trésor.
L’École Avignonnaise, crée entre le XVe et le XVIe siècle, est reconnue à travers le monde. Elle confirme la place que tient la peinture dans la culture Avignon. Son joyau : La Pietà de Villeneuve-Lez-Avignon représente la descente de la croix. On l’attribue à Enguerrand Quarton (XVe s.). Elle repose entre les murs du Musée du Louvre à Paris.
Par ailleurs, un nombre impressionnant de peintures murales est encore visible à Avigno, dans le Palais des Papes ou le Petit Palais.
La forteresse médiévale se fait également l’écrin d’œuvres de Picasso ou de Modigliani (la Blouse Rose) – Musée la Fondation Angladon-Dubrujeaud.
En arpentant les rues de la ville, vous apprendrez qu’ici la musique est permanente. Des chants des cigales (Lou cigalou, en provençal) aux concerts donnés çà et là dans les ruelles de la cité, la musique est naturelle, jusque dans la douce sonorité de l’accent local.
C’est de notoriété publique, à Avignon « On y danse, on y danse…»
La célèbre chanson enfantine « Sur le pont d’Avignon » ferait allusion aux bals donnés au XIXe siècle dans les guinguettes situées, sous le Pont St-Bénezet, sur les berges du Rhône.
En 1904 c’est l’œuvre d’un Avignonnais, au nom on ne peut plus local Frédéric Mistral, qui est récompensée du Prix Nobel de Littérature. Il est le père du Félibrige. Cette école littéraire œuvrait pour la sauvegarde des langues d’Oc et la défense des cultures régionales. Frédéric Mistral est l’auteur de recueils de poésies telles que Les Olivades ou encore Le Poème du Rhône en XII chants.
De nombreux auteurs ont, dans leurs ouvrages, cité l’ancienne capitale chrétienne. Ainsi Rabelais la qualifie de « ville sonnante », « sonneuse de joie ». Daudet ne se lasse pas de décrire cette Cité des Papes. Quant à Victor Hugo, c’est en ces termes qu’il rend hommage à la belle provençale: « De loin, l’admirable ville, qui a quelque chose du destin de Rome, a quelque chose d’Athènes. Ses murailles dont la pierre dorée comme les ruines augustes du Péloponnèse, ont un reflet de la beauté grecque. Comme Athènes, Avignon a son Acropole; le Château des Papes est son Panthéon. »
Le cinéma Indien en avril et mai, Avignon Film Festival en juin… Avignon n’ignore pas le septième art.
Pour la vingt-quatrième fois consécutive, Avignon accueille cet événement dédié aux cinémas Américain et Européen. Un soutien pour les films indépendants, ce festival a également pour vocation de créer et d’enrichir l’interaction, les échanges et la compréhension entre les deux écoles.
Le théâtre est résolument l’art principal de la ville. Le Festival d’Avignon est désormais reconnu internationalement. Né de l’initiative de Jean Vilar, tout commence par une représentation unique de la Tragédie du Roi Richard III de Shakespeare au cœur du Palais des Papes. Puis, pendant 17 ans, c’est un homme, une équipe, un lieu, qui font grandir cet événement devenu référence mondiale.
Le lien est tel entre l’art dramatique et la ville que désormais le théâtre en Avignon c’est aussi en septembre.

