
Le Fort Boyard
«Sire il serait plus facile de saisir la Lune avec les dents que de tenter en cet endroit pareille besogne.»
C'est en ces termes que Vauban exprime au roi Louis XIV, son sentiment concernant le projet de construction du Fort. L'arsenal de Rochefort, parmi les plus prestigieux du royaume, se doit d'être protégé. L'édification du bâtiment sur le banc de sable « Longe de Boyard » permettrait une protection contre les tirs de canons et les Anglais. Mais le banc s'avère impropre à la construction. Le projet est abandonné une première fois. En 1801, Napoléon remet le projet au goût du jour. Une base rocheuse permettra la construction de la forteresse. En raison du fort courant les travaux ne peuvent s'effectuer que quelques heures par jour, à marée basse et pendant la belle saison. De plus les roches sensées asseoir le bâtiment s'enfoncent sous leur poid. En 1809, le projet «tombe à l'eau» une nouvelle fois. Sous Louis-Philippe, le projet reprend. Au même moment, les animosités franco-anglaises reprennent. On remplace les rochers par des caissons de chaux. En 1848, le socle est enfin achevé. C'est alors que démarre la construction du Fort à proprement parler. Elle durera 10 ans. Il peut recevoir 250 hommes pendant deux mois, ainsi qu'une large quantité d'armes. Mais désormais les Anglais et les Français ne sont plus en guerre et la portée des canons a augmenté. Fort Boyard ne servira finalement pas de protection militaire. Il est la cible de pillards et subit fortement les tempêtes. Sous la Commune, à la fin du Second Empire, les dissidents au régime y sont emprisonnés. En 1913, l'armée le vend et lors de la Seconde Guerre Mondiale les Allemands en font leur cible d'entraînement. Par la suite il sera vendu, revendu, jusqu'en 1979. Le Conseil Général de Charente-Maritime l'acquiert pour le réhabiliter. Belle reconversion pour le célèbre sémaphore qui connaît enfin la gloire. Loin des feux militaires, ce sont les feux de la rampe qui le mettent en lumière. Il est désormais la star du jeu télévisé Fort Boyard.
C'est en ces termes que Vauban exprime au roi Louis XIV, son sentiment concernant le projet de construction du Fort. L'arsenal de Rochefort, parmi les plus prestigieux du royaume, se doit d'être protégé. L'édification du bâtiment sur le banc de sable « Longe de Boyard » permettrait une protection contre les tirs de canons et les Anglais. Mais le banc s'avère impropre à la construction. Le projet est abandonné une première fois. En 1801, Napoléon remet le projet au goût du jour. Une base rocheuse permettra la construction de la forteresse. En raison du fort courant les travaux ne peuvent s'effectuer que quelques heures par jour, à marée basse et pendant la belle saison. De plus les roches sensées asseoir le bâtiment s'enfoncent sous leur poid. En 1809, le projet «tombe à l'eau» une nouvelle fois. Sous Louis-Philippe, le projet reprend. Au même moment, les animosités franco-anglaises reprennent. On remplace les rochers par des caissons de chaux. En 1848, le socle est enfin achevé. C'est alors que démarre la construction du Fort à proprement parler. Elle durera 10 ans. Il peut recevoir 250 hommes pendant deux mois, ainsi qu'une large quantité d'armes. Mais désormais les Anglais et les Français ne sont plus en guerre et la portée des canons a augmenté. Fort Boyard ne servira finalement pas de protection militaire. Il est la cible de pillards et subit fortement les tempêtes. Sous la Commune, à la fin du Second Empire, les dissidents au régime y sont emprisonnés. En 1913, l'armée le vend et lors de la Seconde Guerre Mondiale les Allemands en font leur cible d'entraînement. Par la suite il sera vendu, revendu, jusqu'en 1979. Le Conseil Général de Charente-Maritime l'acquiert pour le réhabiliter. Belle reconversion pour le célèbre sémaphore qui connaît enfin la gloire. Loin des feux militaires, ce sont les feux de la rampe qui le mettent en lumière. Il est désormais la star du jeu télévisé Fort Boyard.

Le Fort de la Rade
La rade était au xive siècle « un bassin naturel ou artificiel où les bateaux peuvent s'abriter ». un bateau laissé en rade, était par conséquent à l'écart du port. Aujourd'hui encore, l'expression s'emploie, bien que largement détournée. « Être (ou rester) en rade » signifie être (ou rester) en arrière, en panne… De là provient le nom de ce fort ayant pour mission de contrôler la rade d'Aix. Il se trouve sur la pointe Sainte-Catherine, au sud de l'île. Il sort du sable en 1703 pour la première fois, mais sera rasé en 1757 par les Anglais. Reconstruit en 1778 il conserve sa vocation militaire pendant plusieurs siècles. Il renferme aujourd'hui une résidence hôtelière, l'école de voile, et le camping de l’île.

Le Fort Liédot
Sur la pointe opposée à celui de la Rade, côte Est, le Fort Liédot est l'un des joyaux militaires de l'île. Voulu par Napoléon en 1808, il se devait d'être « indestructible et imprenable ». Le Fort de la Sommité, car érigé sur la partie la plus élevée de l'île, pris finalement le nom de Liédot en 1812, avant mêm que ne soit achevée sa construction (1834), en hommage au colonel du Génie, mort lors de la campagne de Russie. De forme carrée, renforcé de 4 bastions, sa cour intérieure était prévue pour pouvoir accueillir et protéger la population de l'île dans sa totalité, soit 600 personnes environ. Il sera finalement utilisé comme prison à compter de 1854 et jusqu'en 1961. Ahmed Ben Bella, qui devint par la suite le premier président de la République d'Algérie, y a été détenu prisonnier. Le fort est désormais propriété du Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres. Il est classé Monument Historique.

Le Musée Napoléonien
Dans la maison où l'Empereur séjourna avant d'être exilé sur l'Île de Sainte-Hélène sont réunis des portraits de Napoléon Ier et des objets lui ayant appartenu, ou à son effigie. La Chambre de l'Empereur vous replonge dans les moments les plus sombres peut-être de sa carrière militaire et politique. Puisque c'est là qu'il rédigea sa lettre dite de reddition adressée au roi d'Angleterre, après la défaite de Waterloo. Ouvert en 1928 par le baron Napoléon Gourgaud qui en fit don à l'état en 1933. Le Musée Napoléon de l'Île d'Aix compte parmi les Musées Nationaux.

