
Le Fort de la Prée
L’essence même de l’œuvre de Vauban dont on célébrait il y a peu le tricentenaire de la mort. Cet ingénieur et architecte à qui l’on doit la quasi-totalité des fortifications de l’île, prouve une fois encore son génie. Force est de constater que le Fort de la Prée, outre son originale forme en étoile, recèle d'incomparables astuces militaires. L’usage de la brique permettait d’encaisser les tires des canons. Les façades en arrondi et la forme en étoile différaient la trajectoire du boulet lui faisant perdre vitesse et puissance… Autant d’ingéniosités qui firent de cet édifice un monument unique au monde.

Le Musée Ernest-Cognacq
Restauré en 2006, ce musée fondé il y a juste 100 ans vous présentera une collection d’objets et documents attestant du passé de l’Île de Ré et notamment du « Bagne de l’Île de Ré ». En outre vous apprécierez sans doute l’architecture très contrastée de l’Hôtel de Clerjotte et de la nouvelle aile contemporaine du Musée, seule partie visitable pour le moment avec les deux salles de l’ancien musée.

Le Phare des Baleines
Il est « LE » symbole de l’Île de Ré, le monument le plus visité chaque année. Sa forme octogonale, ses 57 mètres de haut et ses 257 marches en font un édifice unique sur toute la façade Atlantique. Il est l’un des plus puissants : le Phare des Baleines est visible selon certains jusqu’à 45 kilomètres des côtes. Il offre au terme de son ascension un panorama exceptionnel sur l’ensemble de l’île et par beau temps jusqu’aux côtes vendéennes et charentaises. Il fut achevé dans la seconde moitié du xixe siècle, et remplaça, dès lors, l’ancienne Tour des Baleines. Toujours visible, au pied du phare, l’ancienne tour n’est pourtant pas visitable. Elle fut érigée à l’époque de Vauban, en 1682, sur ordre de Colbert, homme de confiance de Louis XIV. Elle est l’un des plus anciens feux de France. Car il s’agissait véritablement d’un feu consumant de l’huile de poisson. Sa faible lumière diffusée par de petites fenêtres devenait imperceptible par grand temps. Pour cette raison, les techniques se devaient d’être améliorées. Dès 1736, on fit remplacer la lanterne initiale par une lanterne au charbon. Puis en 1777, ce fut un système de réverbère en cuivre argenté que l’on installa, et pour finir, en 1820, une lanterne à réflecteur double. Rien ne semblait pouvoir empêcher les 125 naufrages et 470 noyés dénombrés dans la zone du rocher des Baleines entre 1793 et 1838. C’est pour faire face à ce problème que furent impulsées les constructions des phares des Baleines et des Baleineaux, son homologue en mer.

Écomusée du Marais Salant
Cet écomusée à la particularité d’être ce que l’on pourrait qualifier de musée vivant. Parcourant l’histoire du Sel de Ré et des Sauniers qui le produisent, il vous propose, en sus, la visite d’un marais salant en activité. C’est un moyen percutant de sensibilisation à la crise qu’ont vécue les sauniers de l’Atlantique au xxe siècle. Ils durent faire face à l’effroyable concurrence des Sels de méditerranée ou de mines, produits généralement, de façon industrielle.

