
La Maison Jeanne d'Arc
Celle reconnue par les Orléanais comme l'héroïne de la ville, séjourna ici même durant le siège anglais en 1429. Cette maison appartenait au Trésorier Général du duc d'Orléans, Jacques Boucher. Les nombreux remaniements du quartier, la construction d'un couvent, le terrible incendie qui donna naissance à la place De Gaulle et les bombardements, n'épargnèrent pas la célèbre maison à pans de bois qui accueillit la Pucelle au xve siècle. La Maison de Jeanne d'Arc comme nous la voyons aujourd'hui n'est malheureusement que la copie à échelle réduite de la demeure originale. Dans le musée consacré à la levée du siège anglais par Jeanne d'Arc, vous pourrez observer une reconstitution vidéo et une exposition de costumes d'époque…

L'Hôtel Groslot
Impressionnante bâtisse de style renaissance, faite de briques rouges, elle fut construite au xvie siècle pour le bailli d'Orléans, Jacques Groslot. Résidence des rois de passage dans la ville, elle accueillit Charles IX, Henri III, Henri IV et François II qui y mourut après avoir convoqué les états Généraux. C'est d'ailleurs la scène représentée par Dupuy sur l'une de ses toiles, visible à l'hôtel. La demeure connut de nombreux remaniements entre 1850 et 1854. La statue de Jeanne d'Arc, sur le perron, œuvre de la princesse Marie d'Orléans, date de la même époque. Par la rue d'Escures s'ouvre un ravissant jardin public ayant reçu les ruines de la façade de la chapelle Saint-Jacques (xive s.) en 1883. L'Hôtel Groslot abrite désormais l'Hôtel de Ville. Il est visitable chaque jour excepté le samedi pour la célébration des mariages.

L'Hôtel des Créneaux
L'Hôtel des Créneaux fut occupé au xve siècle par les échevins, les magistrats de la ville en charge des remparts. En 1445 ces derniers commandèrent la construction d’un beffroi, haut d'une quarantaine de mètres. Huit années plus tard, on le fit surélever d'une horloge et d'un clocher. Par la suite, et comme en atteste l'inscription sur la façade de la rue Sainte-Catherine, l'Hôtel des Créneaux accueillit l'Hôtel de Ville d'Orléans, du xvie siècle à la Révolution. Siège du Tribunal jusqu'en 1825, il abrita par la suite les œuvres du Musée des Beaux Arts avant de devenir en 1981, le Conservatoire d'Orléans. C'est la finesse et la richesse de la décoration de cette façade et son beffroi qui en font un édifice tout particulièrement remarquable.

