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Patrimoine culturel

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Le Musée des Beaux-Arts
Le Musée des Beaux-Arts
Dans l'ancien palais des Archevêques, une ravissante bâtisse, sont présentées les collections de l'un des plus riches musées de France. Il doit sa renommée notamment à sa collection de Primitifs Italiens se situant, par sa taille, en deuxième rang des plus grandes collections du genre après celle du Musée du Louvre de Paris. Les 18e, 19e et 20e siècles sont largement représentés et l'on y croise les noms prestigieux de Mantegna, Rubens, Rembrandt, Delacroix, Degas, Monet, Rodin ou encore Asse, Calder, Debré, Vieira da Silva,
Zao Wou-Ki…

Dans la cour, face à l'entrée du musée, séparé par un cèdre du Liban bicentenaire, un autre géant se cache. En juin 1902, l'un des seize éléphants du cirque Barnum & Bailey, Fritz s'échappe de la ménagerie. L'animal s'engage dans les rues de Tours. Âgé de 80 ans, il a largement atteint sa taille adulte. Pris de folie, il devient une menace pour les habitants de la ville. Il sera abattu et sa dépouille, offerte à la ville. Dans la cours du palais des Archevêques le géant naturalisé est exposé et visible par tous malgré l’obscurité de sa cellule vitrée.
Le Muséum d\'Histoire Naturelle
Le Muséum d'Histoire Naturelle
Jusqu'au 8 février 2009 votre visite du Muséum d'Histoire Naturelle de Tours pourra débuter par une balade fascinante au cœur d'une termitière. Le muséum accueille de façon temporaire une exposition sur « les insectes bâtisseurs ». Source d'inspiration à la fois sociale, professionnelle, architecturale, écologique, mais également source alimentaire pour certaines populations, les insectes bâtisseurs livrent, grâce au travail pointu de scientifiques, des secrets qu'il conserve dard dard à l’abri de la lumière et des regards humains. Les expositions permanentes du muséum de Tours vous proposent de découvrir « l'eau à tous les temps » et « la Touraine vivante ». L'eau est un thème présent tout au long de la visite. L'exposition de « l'eau à tous les temps » nous rappelle que c'est de cette eau, qui recouvrait la Touraine jusqu'au quaternaire que nous avons hérité du fameux tuffeau, prisé pour l'architecture locale et les faluns (roche calcaire riche en fossiles souvent utilisée pour améliorer la fertilité des terres). À travers « la Touraine vivante », vous croiserez les animaux de la région naturalisés comme le castor, la loutre, le héron… ou vivants, dans le vivarium au premier étage. La faune ligérienne s’invite également à ce ballet animalier.
Le Musée du Compagnonnage
Le Musée du Compagnonnage
« Le Compagnonnage est un ensemble d'associations d'ouvriers des métiers de l'artisanat ». Trente métiers, tant du bâtiment que de la métallurgie, du cuir que de l'alimentation, sont ainsi réunis. Cette association garantit et assure la « formation professionnelle et morale des jeunes après l'apprentissage ».Avant de se voir conférer le titre de Compagnon l'artisan doit réaliser un « chef-d'œuvre », un objet ou une maquette présentant les qualités de son savoir-faire. C'est lors d'une cérémonie qu'il se voit remettre la canne et les couleurs (rubans ou écharpes) et un surnom rappelant sa région d'origine.

Depuis 1968, le musée du Compagnonnage occupe l'ancienne Abbaye Saint-Julien (12e s.) à Tours. Les deux principales salles sont le dortoir des moines, dont la haute charpente rappelle la coque d'un navire, et la salle capitulaire, sous le Musée du Compagnonnage. Les moines s'y réunissaient autrefois. Elle abrite désormais les expositions temporaires et autres conférences.

Avec plus de 400 chefs-d'œuvre, réalisations individuelles ou collectives, une riche iconographie et près de 300 outils, le Musée du Compagnonnage honore son devoir de mémoire et rend magnifiquement hommage à la « belle ouvrage » des Compagnons du Tours de France, à l'histoire, aux traditions et aux métiers représentés.
Le Musée des Vins de Touraine
Le Musée des Vins de Touraine
Outre l'intérêt gastronomique du vin, le Musée des Vins de Touraine évoque la place du breuvage dans l'histoire, dans la société, les bienfaits et méfaits… La boisson est ici replacée dans le quotidien des hommes d'une région et comme le fruit d'un long travail. Les celliers de l'Abbaye Saint-Julien servent de théâtre à cette rétrospective, qui vous dévoilera également des collections d'objets assimilés au vin : estampes, outils, costumes de confréries, argenteries, céramiques, verreries…
Le Musée du Gemmail
Le Musée du Gemmail
Considéré comme nouveau moyen d'expression par de nombreux artistes du 20e siècle, le Gemmail est né de la rencontre entre un physicien, Emmanuel Malherbe-Navarre, et un peintre, Jean Crotti. Ce dernier réalisa son premier Gemmail en 1936. Et c'est pour la restauration de l'une de ses œuvres que le Physicien prit le chemin de New York. Son travail fut tel qu'il fascina non seulement son « auteur », mais encore l'Amérique toute entière. Des maîtres comme Picasso, Braque ou Cocteau s'éprennent de cet « art de lumière ». Cocteau soutiendra même Roger Malherbe-Navarre dans la création d'un Prix International du Gemmail en 1957, afin que soit promu chaque année un « Peintre de Lumière ». Après la création en 1955 de l'atelier Malherbe, le musée du Gemmail ouvre enfin ses portes à Lourdes. Les Gemmistes s'attachent à cette époque à un travail d'interprétation des grands classiques, ce que Roger Malherbe-Navarre appellera « l'école du Louvre des Gemmistes ». Les maîtres aiment à voir leur travail « gemmaillisé », pour consacrer la formule de Jean Guitton. En signant leurs nouvelles créations comme pièces uniques, ils permettaient au Gemmiste de France de délivrer des certificats d'origine aux collectionneurs. C'est tout naturellement que la ville qui vit naître Roger Malherbe-Navarre, accueille le Musée du Gemmail dans le magnifique hôtel Raimbault. Une chapelle souterraine du 12e siècle abrite, à elle seule, près de 70 gemmaux.
Le Musée du Train et des équipages militaires
Le Musée du Train et des équipages militaires
Le Train Militaire est une arme de l'armée de terre en France. Il fut créé par Napoléon, le 26 mars 1807. Il désigne une unité spécialisée dans la circulation, le transport et le ravitaillement. D'abord pour les troupes en campagnes et les blessés, le Train des équipages participera par la suite à de nombreuses campagnes coloniales de la IIIe République. En 1875, considéré comme une arme, il est placée sous la tutelle de l'Artillerie. En 1914, le Train Hippomobile et Muletier est créé. Avec la Grande Guerre et jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le Train des équipages va connaître l'absorption du Service Automobile et la motorisation des unités de transport. La circulation routière lui est, de ce fait, confiée. En 1928, le Train Hippo-auto est jumelé à la Cavalerie. On l'appelle désormais le « Train ». Au début de la seconde moitié du XXe siècle, il devient « amphibie » et « parachutiste » en intégrant des pelotons fluviaux et des compagnies de ravitaillement par air. En Algérie, il prendra des fonctions de combat d'infanterie et de pacification. Aujourd'hui encore, le Train participe aux missions de maîtrise de la violence et au maintien de la paix.

L'histoire de cette arme hors du commun vous est présentée au Musée du Train et des équipages militaires à travers des collections d'armes à feu, armes blanches arabes, pièces d'uniformes, figurines, maquettes, harnais, mannequins, insignes, fanions et étendards, réunis dans le Pavillon Condé. La bâtisse classée monument historique est le dernier vestige de l'abbaye Sainte-Marie de Beaumont, fondée au 11e siècle. Le Centre Doumenc, situé face aux écoles de la Logistique et du Train, abrite quant à lui une quarantaine de véhicules militaires. Le clou de l'exposition est la « bête à cornes ». Il s’agit d’un « outil pédagogique des années cinquante [présentant] le fonctionnement des moteurs à explosion ainsi que des particularités techniques de la motorisation ».