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Les eaux de vichy

les eaux de vichy
Les Sources
Les Sources
On distingue les sources dites “du bassin de Vichy” et celles dites “de Vichy”. Sur une aire de 100 hectares, le bassin de Vichy ne compte pas moins de treize sources. Six se trouvent sur la commune Vichy et bénéficient par conséquent de l’appellation “de Vichy” : trois chaudes et trois froides.

Les sources d'eau froides sont la Source Lucas, du nom du baron qui l'acheta pour le compte de l'Etat, elle jaillit à 27°. La Source du Parc, elle sort de terre dans le Parc des Sources à une température de 23,8°. Quant à la plus célèbre de toute, la Source des Célestins, elle est à 22° sous le Pavillon Célestin.

En ce qui concerne les sources d'eau chaude, celle de Chomel, porte le nom du médecin qui l’a fait aménager et jaillit à 43°. Elle est la plus chaude des trois. La Source de la Grande Grille, effectivement protégée par une « grande grille », est la plus fluorée de toute. Elle est à 39° tandis que la Source de l'Hôpital, qui sort de terre derrière le Casino, à l'endroit du premier hôpital de la ville n'est qu'à 34°.
Petite Histoire d\'Eau
Petite Histoire d'Eau
Chomel, Hôpital et Lucas ont été les premières exploitées. Les Gallo-romains en avaient déjà perçu les bienfaits. Après les invasions Barbares, la ville se détourne peu à peu de ses sources. La Source Chomel finira même par s'effondrer partiellement. Et il faudra attendre le XVIIe siècle, et l'ouverture du modeste bâtiment appelé « la maison du roy » pour que renaisse l'intérêt et le goût du thermalisme.

Le Second Empire marque ce renouveau et amorce l'Age d'Or Vichyssois, accéléré par l'arrivée du Chemin de Fer. Rien est trop beau pour la ville élue par l'empereur Napoléon III, lui-même.

A la fin du XIXe et au début du XXe, Vichy se met à l'échelle de son succès, et connaît une grande phase de restauration. La fréquentation des thermes ne cesse de croître et les monuments accueillant les curistes au cours de leurs loisirs, comme l'Opéra, doivent s'agrandir pour satisfaire la « belle société ».

Après la trêve de la Première Guerre Mondiale, l'activité reprend de plus bel. Vichy poursuit ses agrandissements. Dès la fin des années 1920, et jusque dans les années 1960, Vichy est « La Cité des Coloniaux ». Le roi du Maroc Moulay Hafid et le roi Farouk d'Egypte, se laissent séduire et emmène avec eux bon nombre de leurs sujets les plus riches. On vient même à dire que Vichy était « baignée par le Nil » plutôt que par l'Allier. La Décolonisation met fin à cette époque et rend Vichy aux occidentaux qui continuent à se désintéresser d’elle. La fréquentation des thermes ne cesse de diminuer. Vichy ne s'avoue pas vaincue. L'Homme moderne appréciera à nouveau les vertus de l'eau.
Les Cures, soigner le mal par le bien
Les Cures, soigner le mal par le bien
On y soignait les rhumatismes, les troubles digestifs… et puis un jour : les guerres et les modes qui passent… De déclins en renouveaux, le thermalisme a la vie dure, et Vichy par la même occasion. A l'heure où stress et surpoids s'installent comme les maux du XXIe siècle, la cité thermale fait un pari : devenir la capitale du bien-être. Détente, remise en forme par l'exercice, le régime, les solutions sont multiples et toutes naturelles.

Pour cela, depuis les années 1990, les Nouveaux Thermes de Callou ont ouvert leurs portes. Le Centre Thermale des Dômes, après sa première rénovation en 1978, s'est refait une beauté en 1991. Enfin, le SPA Vichy Célestin, a vu le jour en 1993. Trois établissements qui consacrent Vichy comme Capitale du bien-être au naturel.