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Visites vichyssoises

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Le Pavillon de Sévigné
Le Pavillon de Sévigné
L'Hôtel particulier « le Pavillon de Sévigné », sur l'avenue Napoléon III est la demeure où séjourna durant deux saisons Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné. C'est dans ses célèbres lettres que Madame de Sévigné révèle les bienfaits qu'elle a tiré de ses cures à Vichy. L'usage de ses mains, et par là même de sa plume lui aurait été rendu par les eaux de la ville, alors qu'elle souffrait d'une paralysie.

« Nous sommes ici dans une jolie société : le temps est admirable, le pays délicieux et on y fait la meilleur chair du monde » écrivait Madame de Sévigné de la ville de Vichy.

La plupart de ses correspondances étaient adressées à sa fille, Madame de Grignan. Elle pouvait lui en écrire jusqu'à 4 par semaine. Pas moins de quinze d'entre elles ont été écrites à Vichy.
La Source des Célestins et son Pavillon
La Source des Célestins et son Pavillon
Elle est l'une des six sources de la ville et compte parmi les plus froides : 22°. Son nom vient de l'ancien couvent des Célestins construit en ces lieux au XVe. Les vestiges de ce couvent justifient votre visite au Pavillon situé sur les bords de l'Allier. Car si l'eau des Célestins est distribuée dans le Hall des Sources, l'architecture du site est à voir. Vous profiterez de la quiétude de ce monument tapi contre la roche, au cœur du petit Parc des Célestins.
L\'Opéra de Vichy
L'Opéra de Vichy
Il donne le ton, tant d'un point de vue esthétique que culturel. Sorti de terre en 1865, à la demande de Napoléon III, le Casino-Théâtre marque l’arrivée de la nouvelle vague touristique vichyssoise. Les 820 places sont rapidement insuffisantes. Chaque jour 2000 personnes se pressent pour assister aux représentations. L'agrandissement est plus que nécessaire. On inaugure en 1903 la nouvelle Grande-Salle de l'Opéra. Elle peut recevoir jusqu'à 1400 personnes et est pour l'époque la plus grande salle de théâtre de province.

L'établissement connaît son apogée durant l'Entre-deux-Guerres. Outre les ballets, les spectacles d'art dramatique et de variété, l'Opéra reçoit jusqu'à 90 représentations par été.

Sous le Régime de Vichy, c'est ici même que furent votés en juillet 1940 les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain par l'Assemblée Nationale.

Un retour à la normal semble vouloir se faire sentir après la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant le déclin du thermalisme est amorcé entraînant dans sa chute la fréquentation de l'Opéra de Vichy. En 1970 les troupes et orchestres résidents disparaissent. L'incendie de 1986 vient parfaire l'œuvre du temps. Le bâtiment réclame une restauration. C'est ce que fera la Ville qui en est la nouvelle propriétaire, avec l'aide du Département et de l'Etat.

En 1995, le nouveau programme de restauration fait de l'Opéra de Vichy le premier Palais des Congrés-Opéra abrité par un monument historique classé.
Le Hall des Sources
Le Hall des Sources
Dans un bâtiment de style Art Nouveau, en plein cœur de la ville jaillissent les 6 sources Vichyssoises.

Comme les curistes coutumiers de la ville, venez avec votre verre, gobelet ou bouteille vide. Servez vous à la source qui vous a été prescrite, et profitez d'une balade romantique dans le Parc des Sources et ses kiosques à musique. L'accès aux eaux est libre, mais elles restent à consommer avec modération, à la manière d'un médicament. Les boire quotidiennement n'accentuerait pas leurs bienfaits et pourrez même avoir des effets non désirés.
L\'Eglise St-Blaise et Notre-Dame des Malades
L'Eglise St-Blaise et Notre-Dame des Malades
L'église Saint-Blaise, la « Vieille église » comme on l'appelle, date du XVIIe siècle. Elle a été construite à l'emplacement de l'ancienne chapelle St Michel du Château de Vichy. La Vierge Noire en noyer, visible dans son chœur, est vénérée pour ses miracles. Lors de la procession du 15 août, le cortège la transporte à travers la ville.

En 1931, Saint-Blaise devenue trop petite pour accueillir les nombreux fidèles, s'est vue flanquée d'une imposante Notre-Dame des Malades. La coupole en béton et la haute tour lui donne une austérité propre aux églises récentes, que la croix colorée surplombant la grande porte ombragée ne suffit pas à atténuer. Pourtant, la profusion de couleur des vitraux, des mosaïques Art-Déco, les colonnes de stucs bleu lapis, les marqueteries du chœur, et simplement la profondeur de la coupole donnant ces perspectives de rondeurs au ciel de l'église, comme le ventre d'une mère, en font une enceinte des plus chaleureuses. Elle est l'œuvre des architectes Chanet et Liogier, et est inscrite aux monuments historiques depuis le 13 août 1991.

Le Très Saint Sacrement y est adoré en permanence, en alternance avec l'église de Saint-Louis. Il s'agit d'une relique, une épine de la couronne portée par Jésus lors de sa crucifixion.